Textes chantés par Magène : 53 textes (sur les différents CDs de Magène) Carteret (repris sur CD " La Normandie
" Editions Pluriel) Le parapie (inédit sur CD " Zhor ") La joulie poule neire - Le lapin de Martin (repris
sur CDs " Partitions fantômes 11 et 13 ")
" J'ai pris le plus vif plaisir à lire ces poèmes toujours
savoureux, écrits dans une langue charnue, et qui évoquent si bellement
les plaisirs et les bonheurs de la vie, parfois aussi ses tristesses et -
parmi celles-ci - celle du temps qui passe inexorablement. Marcel Dalarun
est à coup sûr un vrai poète, un grand poète."
Gilles Perrault - écrivain (A propos de l'ouvrage "A men
leisi")
Marcel Dalarun est président de l'association Magène, et
ancien président du groupe folklorique Charles Frémine. Il a
été responsable de la commission linguistique de l'Association
Jersey-Coutançais et animateur de l'Université Populaire
Normande du Coutançais. Il a participé à l'élaboration de la
Grammaire Normande dont on connaît le retentissement médiatique. Il
est l'auteur de 53 chansons (sur les 123 enregistrées à ce jour). Sa
création poétique s'appuie sur deux volontés: évoquer des thèmes
peu abordés dans la littérature normande (l'amour, l'amitié, la
liberté, l'enfance...) et utiliser un vocabulaire très riche. Sa
production originale et érudite fait de lui le plus grand poète en
langue normande vivant.
Depuis des années, Marcel Dalarun avait entrepris un long travail de
collectage de mots normands en vue de constituer un nouveau
dictionnaire. Alain Bavay, Joël Halley et quelques autres membres de
l'association des "Amis du donjon" ont repris cet énorme
travail de recensement, l'auteur ne pouvant plus - pour des raisons de
santé - la mener à terme.
Son nom est, par ailleurs, souvent associé aux recherches entreprises
sur l'histoire des potiers de la région de Néhou. Marcel a réuni une
collection exceptionnelle de poteries artisanales qu'il a cédée au
Département de la Manche. Avec Rémi Pézeril, il a participé à un
remarquable ouvrage sur cet artisanat : "De terre et de feu"
(1996).
Le groupe Prêchi normaund de
Saint-Georges-la-Rivière a entrepris un collectage exhaustif des textes
de Marcel afin de les éditer. Cette édition (bilingue) très attendue
a vu le jour fin 2004. L'ouvrage intitulé " A
men leisi " (74 poèmes) est paru aux Editions
L'Harmattan et a bénéficié d'une distribution élargie à l'ensemble
des pays francophones.
Ecouter un extrait des "Vuus"
dit par François Thiébot et reproduit ci-dessous :
Les vuus
Adentaés de counte lus crouésies
Surguent eun rile de solé
Tressinaunt dauns le russé
A countre-bord de la rue
Eun ouésé qui happe d'eun évo
Eun vêpe
Eune fuule qui soursoubre
Es couops de saque d'eun vent d'amount
Les éfaunts qui sortent de l'école
S'ébraiholaunt
Bavassaunt
S'étiboquaunt
Et par couops se capuchaunt d'excès
Les vuus
Il ount-i veu ?
Enregistrement extrait du cd " Eun miot de souovenin "
Ecouter un extrait des
"Carpelouoses"
dit par René Loit et reproduit ci-dessous :
Sus le quart mens de médi,
Déeus mêles juquis
Sus eune braunque de poumyi,
Trachaunt à mouogi,
Avisent treis carpelouoses
Qui mouogent, ma fei,
de bouon appétit,
Pet-à-coue
Sus eune fuule de vi.
La prémyire est reide chenue,
La déeusyime mannyirement de prémyire,
La drényire eune miette écrèle.
Déeus mêles,
Treis carpelouoses !
Coume qui faire ?
Enregistrement extrait du cd " Dauns men prêchi "
Les Amis du donjon ont reçu Marcel Dalarun pour qu'il dédicace son
ouvrage « A men leisi » à ceux qui participent aux cours de normand du
samedi matin. Ce recueil de poèmes en normand, édité par l'Harmattan,
permet de regrouper les écrits de l'auteur qui étaient destinés
essentiellement à devenir des chansons de l'association Magène.
Tous les samedis matins, la section normand de l'association les Amis du
donjon, regroupe une trentaine de personnes qui viennent apprendre la
langue normande, se perfectionner et discuter de façon conviviale sous la
conduite de Rémi Pézeril. C'est au cours d'une de ces réunions qu'ils
ont reçu Marcel Dalarun, président de l'association Magène et auteur de
poésies en normand dont plus de cinquante sont déjà devenues des
chansons enregistrées.
Marcel Dalarun, né en 1922, est un ancien directeur d'école et il a
exercé à une époque où il devait savoir jongler avec la langue que
parlaient les enfants dans leurs familles, qu'on appelait patois, et le
français qu'il enseignait. C'est de la rencontre, en 1987, entre l'auteur,
Daniel Bourdelès et Rémi Pézeril, que va naître l'idée de promouvoir
le normand par la chanson et le disque.
Marcel Dalarun s'est mis au travail et a écrit de nombreux poèmes
destinés à être mis en musique et l'association Magène s'est mise en
place pour réaliser les enregistrements. Le premier disque sort en 1989 et
le huitième, « Eun miot de souovenin », vient tout juste d'être mis sur
le marché. Il s'est révélé, qu'en réalité, Marcel Dalarun écrivait
depuis très longtemps, c'est pourquoi Daniel Bourdelès écrit dans sa
préface : "Il était essentiel de réunir dans un ouvrage la
production poétique de Marcel Dalarun, laquelle fait aujourd'hui
référence."